08.06.2007
Soutien de Brigitte Gonthier-Maurin, Secretaire Fédérale du PCF Hauts de Seine

C'est une femme courageuse, qui a choisi d'assumer son identité. Quelqu'un de très dynamique, de très original, qui a beaucoup galéré. Son engagement politique est le prolongement de son combat personnel en faveur de l'émancipation et de l'égalité.
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Camille Barré, une candidate singulière " article du Monde"
orsqu'elle évoque son enfance et son adolescence, Camille Barré parle toujours au féminin. "J'étais souvent silencieuse, raconte-t-elle. Un peu explosive, aussi." Pourtant, à l'époque, Camille Barré s'appelait Gilles et était l'un des deux garçons d'une famille de cinq enfants. "J'étais un petit gars pas du tout efféminé, toujours prêt à en découdre avec ses camarades dans la cour de récréation. Mais, très rapidement, je me suis sentie différente, j'avais l'impression d'être une fille. Cela a évidemment créé une grande confusion dans mon esprit : je vivais cela comme une anomalie, une singularité, un dérèglement."
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Dans cette circonscription où le candidat communiste a recueilli 1,47 % des voix en 2002, Camille Barré affrontera le nouveau président (UMP) de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier. Les deux candidats se connaissent bien pour avoir bataillé, par justice interposée, au cours de l'année 2005 : Camille Barré souhaitait alors se marier avec sa compagne, Monica Leon, un transsexuel argentin qui était resté un homme pour l'état civil. En tant que maire de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier s'était alors fermement opposé à cette union "militante".
Camille Barré a grandi à Paris, dans la loge de l'école Notre-Dame-de-Grâce de Passy, dont sa mère était concierge. Son père, qui parcourt le monde dans la marine marchande, quitte très vite le domicile conjugal. " Ses absences lui permettaient d'échapper à ses responsabilités d'époux et de père." Après son départ, Mme Barré élève seule ses cinq enfants. "Elle travaillait dur et elle nous dressait plus qu'elle ne nous élevait. Le sentiment que j'ai aujourd'hui, c'est qu'elle nous aimait mais qu'elle n'arrivait pas à l'exprimer."
Vêtue des blazers bleu marine que les familles de l'école donnent à sa mère, Camille Barré grandit dans le petit monde feutré du Passy des années 1960. Dans la loge, la table de la salle à manger est recouverte d'une montagne de linge à repasser et l'on sonne la soupe en tapant sur les tuyaux de chauffage. Le soir, les enfants jouent dans la cour de l'école, à côté d'une statue de la Vierge Marie, et se déguisent avec les costumes destinés aux spectacles de fin d'année. "Mon frère faisait le prince, moi la princesse. J'essayais déjà de m'approprier les codes vestimentaires féminins."
A 13 ans, Camille Barré change brusquement d'univers : la famille quitte les rues tranquilles du 16e arrondissement pour une cité HLM de Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) dont Mme Barré devient la gardienne. "Je me suis retrouvée au milieu de jeunes de banlieue qui roulaient des mécaniques, des petits mâles en puissance qui disaient des gros mots et qui se bousculaient dans la cour. Il fallait que je me défende : j'ai fini par endosser un habit qui n'était pas le mien." L'adolescent fréquente des loubards et finit par être suivi par un éducateur à la suite d'un vol de vêtements dans un magasin. "J'ai vite réalisé le danger de cette dérive."
Pour Camille Barré, qui se sent de plus en plus mal dans son corps de garçon, l'adolescence est une véritable épreuve : sa voix mue, son corps se transforme, son statut social change. Pour échapper à ce corps d'homme, l'adolescent ruse avec les codes vestimentaires et adopte un look androgyne à la David Bowie qui le fait passer pour un excentrique. "C'est très difficile de vivre avec un secret aussi terrible. On a l'impression d'être dans un mensonge permanent, on a tout le temps peur d'être démasqué, on a envie de se supprimer : je serrais les dents pour éviter de pleurer ou de hurler."
Camille Barré, qui se travestit en femme à son domicile, devient commis dans une boulangerie, préparateur de commandes pour un grossiste, livreur de linge pour des hôtels, puis agent technique au conservatoire de Rueil-Malmaison. En 1989, le jeune homme se marie. "On s'aimait mais on était dans le mensonge : mon épouse voyait ma fragilité et elle connaissait bien mes problèmes de sexualité. Pendant ces années, j'ai réfléchi à ces problèmes d'identité et, un jour, j'ai trouvé au Virgin Megastore un bouquin sérieux de sociologie sur la transsexualité. Je me suis dit : voilà le point d'ancrage de tous mes problèmes."
En 1993, Camille Barré décide de divorcer et distribue à ses proches un document sur la transsexualité photocopié à la bibliothèque de Beaubourg. "Je n'étais ni surpris ni choqué, raconte un de ses amis d'enfance, Jean Damiens. Je me suis juste dit : tiens, c'était donc ça. J'avais toujours senti un malaise, mais je n'avais jamais mis les mots de transsexualité dessus." Commence alors un long parcours médical : Camille Barré se rend en 1996 à la consultation d'andrologie de l'hôpital Cochin, passe des tests hormonaux et chromosomiques, est suivi pendant plus d'un an par un psychiatre.
Son corps se transforme peu à peu grâce à un traitement hormonal et, en 1998, Camille Barré se fait opérer. "Ma vie de femme a vraiment commencé là. Je suis rentrée chez moi, je pleurais de joie, j'habitais enfin ma maison corporelle. Je ne l'ai jamais regretté : accepter son corps, c'est tellement apaisant." La justice française, qui accepte les changements de sexe depuis un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme de 1992, modifie en 1999 son état civil : Gilles choisit de s'appeler Camille, Joséphine, les seconds prénoms de son épouse et de sa mère, les deux femmes qui ont compté dans sa vie. "Elle s'est enfin trouvée, résume Jean Damiens. Elle est en harmonie avec elle-même."
Sa mère, aujourd'hui décédée, a toujours eu du mal à lui parler au féminin, mais ses soeurs, et surtout son frère, ont accepté sa transformation. Au conservatoire de Rueil-Malmaison, certains parents d'élèves l'ont accueillie avec des fleurs, d'autres ont continué à l'appeler Gilles. Après avoir milité dans les associations "trans", Camille Barré a rejoint l'Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi, trans), qui organise tous les ans la Marche des fiertés, à Paris. Aujourd'hui, elle milite au Parti communiste, un mouvement qui porte, dit-elle, de belles idées. "Ce long parcours m'a donné une force immense, conclut-elle. Aujourd'hui, pour m'arrêter, il faut m'abattre !"
Anne Chemin
lemonde.fr
Article du 8 juin 2007
16:05 Publié dans Actu Camille Barré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Soutien d'Hervé BRAMY, Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis
J’apporte tout mon soutien à Camille BARRE et Rodolphe BALENSI, pour l’élection législative dans la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine.
L’émancipation humaine est au cœur des actions menées par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis ; il s’agit de lutter efficacement contre toutes les formes d'intolérance et de haine. C’est ce que j’ai exprimé lors de la Marche des Fiertés LGBT en juin 2006, au côté de Camille.
Je sais aussi que Camille mène le combat pour l’égalité des droits au quotidien.
Il faut élire Camille pour porter encore plus haut et plus fort toutes ces exigences à l’Assemblée nationale.
Hervé BRAMY
Président du Conseil général
de la Seine-Saint-Denis
13:20 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2007
SERVICE PUBLIC POSTAL :Son avenir nous concerne
La commission européenne avait adopté, en octobre 2006, une proposition pour confirmer l’ouverture totale du “marché postal” à la concurrence en 2009, autrement dit la privatisation de La Poste. Or, elle vient de décider d’avancer l’examen de cette privatisation au conseil des ministres européens des postes les 7 et 8 juin 2007.
La chancelière Allemande Angela Merkel veut peser de tout son poids lors du vote par le Parlement européen en séance plénière le 15 juin. Elle fait pression pour obtenir un vote favorable et faire avancer l’échéance de la libéralisation totale à janvier 2008.
Dominique de Villepin l’a soutenu, justifiant que cela contribuera à la compétitivité du marché intérieur. Et l’on ne saurait se faire d’illusions sur l’attitude qu’adoptera le nouveau président de la République Nicolas Sarkozy.
Une nouvelle fois le Parlement hors jeu
Le calendrier ainsi établi prive le Parlement d’un débat s’appuyant sur un bilan contradictoire des privatisations déjà engagées, comme le demande les syndicats européens. Il permet aux libéraux de passer en force et obtenir un fait accompli de suppression du service public postal. En France, les cadences de la casse du service public postal s’accélèrent, notamment avec le mal nommé projet “facteurs d’avenir”.
Sans attendre les ravages de la nouvelle directive, il est urgent d’exiger des garanties immédiates sur le maintien de l’unité de La Poste autour de ses trois pôles d’activité et sur la péréquation du tarif du timbre sur l’ensemble des territoires. Les luttes des usagers contre les fermetures ou modifications d’ouverture des bureaux et des suppressions de tournées doivent s’amplifier, associant les salariés et les élus.
Le Parti communiste renouvelle son exigence d’un moratoire contre la libéralisation postale en Europe et les opérations de privatisation et de démantèlement en France.
Le droit à la communication au cœur de la modernité
Parce que La Poste joue un rôle déterminant dans le droit à la communication, le développement des territoires, l’essor de la démocratie et de la libre expression, dans le lien social, les rapports entre individus, les liens entre les populations et les institutions, son avenir nous concerne toutes et tous. Sa défense dépend de nous.
Tous ensemble, nous pouvons nous battre pour un service postal européen qui assure le droit à la communication pour tous les citoyens, l’égalité de traitement sur tout le continent, les prestations de qualité à des prix abordables ; qui intègre également des exigences de développement de l’emploi et de garanties sociales élevées pour les personnels, les droits d’intervention des usagers dans la définition des missions de service public et le contrôle de leur exécution, le respect du choix de chaque nation dans l’organisation des activités postales propres ainsi que la coopération plutôt que la concurrence entre opérateurs sur les activités à caractère international.
Le service public pour l’efficacité et l’égalité
Aujourd’hui, il n’est plus possible au gouvernement de la France de continuer à ignorer les aspirations de nos citoyens à des entreprises publiques et des services publics modernisés, étendus et démocratisés. Dans la campagne électorale en cours, portons très haut ces aspirations populaires, exprimées lors du référendum du 29 mai 2005.
Tous ensemble, nous pouvons poursuivre ces luttes dans la rue et dans les urnes. Que les échos de nos luttes et de nos exigences franchissent les murs de l’Assemblée nationale là où aussi se font et se défont les destinées de notre peuple.
Pour vous faire entendre, saisissez-vous du vote en faveur des candidats et candidates soutenu-e-s par le Parti communiste français.
12:19 Publié dans services publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.06.2007
Soutien de Patrice Bessac, Porte Parole du PCF
Camille Barré est en tout point une femme et une candidate extraordinaire. C'est d'abord une battante, ouverte aux autres, active, décidée, combative. Elle n'a peur de rien sauf de renoncer. Elle incarne bien cette gauche dont on a besoin et les communistes d'aujourd'hui.
Bon vent à toi Camille pour cette fin de campagne,
Patrice Bessac
12:49 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Pourquoi veulent-ils s’attaquer à la carte scolaire ?
Durant la campagne, la carte scolaire a fait l’objet de déclarations pour le moins fracassantes des candidats « UMPS ». L’on se souviendra de la proposition de S. Royal de l’ « assouplir » bien que d’après elle, « l’idéal serait de la supprimer».
N. Sarkozy, n’a quant à lui jamais caché son ambition de mener à bien son entreprise de libéralisation du système éducatif. A peine installé aux affaires, son nouveau ministre de l’Education nationale promet d’en finir dès la rentrée 2008.
Rappelons que la carte scolaire, fût créée en 1963 dans le but d’assurer une certaine « mixité sociale ». Elle affecte les enfants quelques soient leurs origines sociales, dans les écoles et collèges de leurs secteurs. On lui reproche aujourd’hui de mal remplir son rôle. Elle est en effet de plus en plus contournée par les familles aisées pour échapper aux établissement réputés les plus « difficiles. »
Quelles seront les conséquences de sa suppression ?
Sous prétexte de laisser le « libre choix » aux parents, les établissements seront soumis à la loi de la concurrence.
Les élèves feront l’objet d’une sélection à l’entrée sur des critères définis par le chef d’établissement.
Il est prévu que le concours de recrutement des professeurs (CAPES) soit régionalisé. Les chefs d’établissement seront ensuite chargé de leur recrutement.
Conclusion :
C’est l’inégalité garantie à toutes les échelles. Niveaux d'enseignement différents d’une région à l’autre et bien sûr d’un établissement à l’autre..
Il va de soit que ce système va à l’encontre de toute justice sociale ; les plus faibles seront sacrifiés alors qu’il faudra se battre pour accéder aux écoles les mieux cotées.
Face au démantèlement en règle de l’école républicaine, les communistes font des propositions fortes :
- une scolarisation obligatoire à partir de 3 ans et portée à 18 ans.
- Une garantie de l’égalité d’accès sur le territoire à l’éducation.
- La préservation du caractère national des diplômes.
- Révision et suivi de la carte scolaire pour assurer une réelle mixité sociale.
- Création de moyens adaptés pour l’accueil des élèves handicapés.
- Recrutement de 150 000 enseignant en 5 ans…
09:15 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.06.2007
Chiffres inquiétants de la construction en 2006 pour l’IDF
Paris, le 1er juin 2007
Communiqué de presse du Groupe Communiste Alternative Citoyenne et Républicain a la région Ile de France
Chiffres inquiétants de la construction en 2006 pour l’IDF
Il faut une relance de la construction en Ile-de-France,
et surtout de logements sociaux
Les chiffres définitifs de la construction de logements en Ile-de-France pour l’année 2006 viennent d’être publiés. Une fois de plus, ils restent très faibles, avec moins de 40 000 logements commencés.
Un chiffre très inférieur aux objectifs définis par le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France : 60 000 logements par an jusqu’en 2030. Un chiffre qui entraîne une aggravation du déficit en logements déjà très lourd : en effet, on estime qu’il manque plus de 200 000 logements en Ile-de-France.
Les chiffres de la production de logements sociaux sont également beaucoup trop bas : 12 000 logements réellement sociaux financés (PLUS et PLA-I) alors que le SDRIF estime le besoin à 33 500 par an. Madame Boutin, ministre du logement, affirme vouloir mettre en œuvre rapidement le droit au logement opposable. Mais comment le faire sans logements en nombre suffisant, et surtout sans logements sociaux en nombre suffisant ?
Pour Véronique Sandoval, élue du groupe CACR, et présidente de la commission logement du Conseil régional : « Il faut que les actes suivent les paroles. L’État a la responsabilité de mobiliser tous les terrains qui lui appartiennent pour la construction de logements, d’assurer les financements nécessaires pour le logement social et d’obliger les communes - nombreuses en Ile-de-France - qui si refusent à construire des logements sociaux ».
La déductibilité des intérêts d’emprunt n’est qu’une mesure démagogique qui va alimenter la spéculation immobilière, qui se nourrit du trop faible niveau de construction, particulièrement en Ile-de-France.
Le Conseil régional d’Ile-de-France mobilise des crédits de plus en plus importants pour le secteur du logement, et surtout le logement social. Le groupe CACR souhaite que la Région amplifie son implication dans ce secteur, mais il est indispensable que la politique gouvernementale s’attaque aux vrais problèmes, la spéculation foncière et le manque de logements sociaux.
13:35 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« Travailler plus pour gagner moins »
Trois économistes, qui soutiennent par ailleurs le système libéral, ont rendu un rapport au Conseil d’analyse économique qui en fait la démonstration. Premier défaut, cette mesure va tout de suite frapper les Français au porte-monnaie. « Un risque de coût exorbitant pour les finances publiques » notent les experts. Conséquence : ces sommes seront prélevées sur les budgets publics et donc sur des dépenses utiles socialement.
Deuxième inconvénient, les entreprises vont préférer payer des heures supplémentaires puisqu’elles coûteraient moins que d’embaucher des salariés. Déjà les heures supplémentaires représentent 680 000 postes à temps plein. A ces gros dégâts sur les chiffres de l’emploi s’ajouterait une pression sur l’ensemble des salaires. Les chefs d’entreprise écraseraient le niveau normal des rémunérations en menaçant de recourir aux heures supplémentaires. Or c’est notamment le faible niveau des revenus qui fait stagner la croissance aujourd’hui.
Enfin cette mesure abaisserait le coût du travail pour les grandes entreprises qui accumulent de faramineux profits et réduirait aussi les droits sociaux. Une grande partie des heures supplémentaires n’est pas payée à l’heure actuelle ; alors demain, si elles se multiplient...
De surcroît, les salariés ont rarement la possibilité de décider de leurs horaires. C’est l’employeur qui fixe les règles du jeu avec, si le projet de Sarkozy l’emporte, plus de cartes encore dans son jeu.
Résumons les données du problème avant que chacun choisisse ses députés : les Français sont les salariés les plus productifs au monde ; notre pays est aussi une zone de bas salaires avec une majorité de feuilles de paie inférieures à 1300 euros ; les profits des grandes sociétés explosent et les dividendes versés aux actionnaires progressent encore plus vite ; le chômage, même dissimulé par les radiations et l’extension de la précarité, demeure important. Tout cela serait amplifié par la defiscalisation des heures supplémentaires. Faut-il alors aggraver l’addition en portant au Palais Bourbon une majorité UMP si écrasante qu’elle empêcherait que les salariés trouvent un écho de leurs luttes et de leurs revendications au coeur de l’Assemblée ? Sarkozy, en choisissant Le Havre qui compte un député communiste pour s’engager dans la campagne des législatives, a désigné l’obstacle sur sa route...
12:25 Publié dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Soutien de Guillaume Quashie-Vauclin, coordinateur départemental du Mouvement des Jeunes Communistes des Hauts de Seine
Si je devais en une phrase définir Camille, je dirais que, débordante d’énergie et de volonté, elle incarne la passion de la justice sociale.Dans les Hauts-de-Seine, je l’ai vue dans tous les combats face aux coups durs de la droite et du MEDEF. Militante déterminée, elle est allergique à toutes les iniquités !
Femme d’action, elle est aussi femme d’écoute et force de proposition. En tant que responsable des Jeunesses communistes du département, j’ai pu m’en rendre compte à plusieurs reprises.
Dans la circonscription Rueil-Garches-Saint-Cloud, Camille Barré, à n’en pas douter, est la meilleure candidate pour mettre hors circuit Sarkozy et ses affidés locaux. Que ceux qui veulent une société plus juste le sachent : ils peuvent compter sur Camille Barré.
Guillaume Quashie-Vauclin
12:10 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.06.2007
Groupe communiste à l’Assemblée - Bilan 2002/ 2007 : Les seuls à voter NON au référendum
Durant ces cinq ans, les députés communistes et républicains ( 22 membres élus en 2002), aux côtés de leurs collègues sénateurs de la même sensibilité, se sont opposés à tous les mauvais coups de la droite. Cela a commencé dès 2002, quand le gouvernement de JP Raffarin se met en tête de démolir les acquis de la gauche plurielle : trente-cinq heures, loi SRU, loi Hue pour le contrôle des fonds publics aux entreprises et volet anti-licenciements de la loi de modernisation sociale...
La droite a mis un zèle particulier à s’attaquer aux lois qui portaient la marque de fabrique des communistes entre 1997 et 2002.
A l’été 2003, François Fillon, futur premier ministre de Sarkozy, s’attaque aux retraites. Les communistes sont seuls à lui opposer un contre-projet progressiste s’appuyant sur une réforme profonde du financement. La droite reconnaîtra dans le débat l’existence et la cohérence de cette alternative.
L’année suivante, c’est au tour de l’assurance maladie d’être la cible de la droite. Les parlementaires communistes siègent tout l’été pour combattre pied à pied les mesures qui abaissent le droit aux soins et font la chasse aux assurés. Ils leur opposent des ressources nouvelles pour la Sécu, puisées du côté des revenus financiers des entreprises.
En 2005, en campagne active pour le NON, ils seront seuls à voter contre la ratification par anticipation ( !) dans la Constitution française du traité constitutionnel européen, qu’approuvent ensemble l’UMP, l’UDF et le PS, engagés pour le OUI au référendum.
Puis vient l’heure du CNE de Villepin imposé par ordonnances et en 2006 du CPE adopté par le 49-3 avant d’être contraint à la marche arrière par les manifestants.
Les députés PCF ont été aux avant-postes de la bataille, déposant des propositions de loi d’abrogation de ces contrats. Ils ont aussi été les seuls à déposer durant la législature des résolutions contre la directive Bolkenstein, ainsi que des propositions de loi pour sanctionner les délocalisations et pour stopper la libéralisation des services publics en Europe.
12:30 Publié dans Bilan de la Mandature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.05.2007
Sarko-réalité... quelques questions concrètes avant de voter
CROYEZ VOUS VRAIMENT QUE :
Les salaires vont monter si on empêche les grèves ? (Sarkozy veut limiter le droit de grève de tous les salariés)
Que l’école sera égale et de qualité pour tous si on supprime la carte scolaire ? (chantier prioritaire du nouveau Ministère de l’Education Nationale)
Que Sarkozy a amélioré votre sécurité quand il était ministre ? Peut-être en novembre 2005 avec son "Karcher" ?
Que l’on va faire baisser le chômage en augmentant les heures sup ?
Que vous ou vos enfants n’aurez jamais besoin d’aide et que ceux qui touchent des aides sont des paresseux ?
PREFEREZ VOUS VRAIMENT :
Un bon logement social près de votre travail ou vous endetter à vie pour enrichir les banques, dans un F4 à 100 km dans un champ de betteraves ? (solution de Sarkozy aux problèmes urgents de logement : accession à la propriété pour une minorité)
VOULEZ VOUS VRAIMENT :
Payer une franchise annuelle sur vos soins médicaux ? Qu’un malade du SIDA par exemple renonce à son traitement parce qu’il n’en a plus les moyens ?
La fin du CDI et la précarité tout le long de la vie ? (mesure immédiate du gouvernement : l’emploi : instauration d’un contrat unique)
Renoncer à une augmentation de salaire pour payer les heures sup des autres ? (défiscalisation des heures supplémentaires à l’avantage des patrons)
Une constitution européenne sans référendum ? (projet européen de Sarkozy : imposer le projet de traité constitutionnel sous une forme raccourcie)
Que Kouchner aille faire la police partout dans le monde, au service des Américains, avec des soldats français ? (politique sarkozyste : alignement sur les choix stratégiques américains)
Continuer à expulser du pays des enfants, des malades, et des réfugiés politiques ?
Baisser les impôts du PDG de Carrefour qui est parti avec une prime de 2500 smic ?
Que l’ANPE oblige les diplômés à porter des cartons ? (suppression des aides aux chômeurs refusant plus de deux emplois, même sils sont sous-payés et aux antipodes de la qualification du salarié)
ACCEPTEZ-VOUS D’ETRE GOUVERNE PAR LES COPAINS D’AUTEUIL-NEUILLY-PASSY ?
SI LA REPONSE EST NON ! NON ! TOUJOURS NON !
VOTEZ COMMUNISTE ! VOTEZ POUR CAMILLE BARRE OU VOS CANDIDAT-E-S SOUTENU-E-S PAR LE PARTI COMMUNISTE SUR VOS CIRCONSCRIPTIONS
Votez pour des militants et des élus qui ont fait la preuve de leur pugnacité contre la droite, le MEDEF, le capitalisme, et qui seront présents à vos coté dans toutes vos luttes pour préserver vos droits et réaliser un monde meilleur.
VOTEZ POUR CEUX QUI DEFENDENT VRAIMENT LES TRAVAILLEURS
13:00 Publié dans Actu Camille Barré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les transports de voyageurs urbains et inter-urbains
Un nouveau cadre de référence européen
Affirmant l’objectif du droit au transport pour tous les citoyens, la primauté de la logique des besoins et donc le développement des missions de service public.
Favorisant dans ce cadre l’inscription dans les marchés publics du transport d’obligations élevées incluant des clauses sociales et environnementales.
Développant toute forme de coopération interopérateurs et entre opérateurs et tutelles répondant à ces objectifs.
Déléguant à chacun des États membres le libre choix sur les modalités d’organisation et de fonctionnement du service public de transports collectifs (principe de subsidiarité).
C’est là notamment le moyen indispensable pour préserver la diversité des modes de partenariat entre collectivités territoriales et avec les opérateurs (délégation de service public) et ainsi répondre à la diversité des besoins et des situations, en préservant notamment l’intégration sous un opérateur unique des réseaux multimodaux dans les grandes villes.
Un pôle public du transport de voyageurs
Ce pôle permettrait d’offrir aux autorités organisatrices un cadre de partenariat sur des critères de service public. Il regrouperait la RATP, TransDev, la participation de la SNCF dans Kéolis et les réseaux publics indépendants (groupe AGIR) pour :
construire des réponses coordonnées aux demandes des collectivités ;
favoriser les interconnexions entre réseaux (par exemple entre réseaux urbains et interurbains) ;
partager les coûts d’investissement et de recherche ;
favoriser une politique industrielle cohérente créatrice d’emplois en collaboration avec les fournisseurs de matériels (matériels roulants, équipements d’information aux voyageurs, logiciels du transport) ;
mener des opérations de coopération à l’étranger ;
peser auprès des institutions politiques européennes dans le sens des valeurs du service public.
Ce pôle serait structuré autour de deux outils :
un statut harmonisé par le haut, commun aux différents personnels et créant un cadre pour des mobilités sur la base du volontariat ;
une charte commune valant engagement auprès des usagers et des collectivités sur un contenu élevé de service public.
Développer l’intervention citoyenne
Faire reconnaître dans les autorités organisatrices du transport la place des organisations syndicales de salariés et des associations d’usagers ; dans l’immédiat, utiliser les Comités des partenaires du transport public créés par la loi SRU comme lieu privilégié pour faire un bilan des besoins non ou mal couverts, élaborer des projets de développement, favoriser le dialogue usagers-salariés du transport.
Exiger le débat public et la transparence dans l’élaboration des objectifs et moyens des procédures de contractualisation entre opérateurs et autorités organisatrices.
Dégager de nouvelles ressources
Pas de nouveau souffle dans le domaine des transports urbains sans financement adéquat. La suppression des aides d’État aux collectivités publiques décidée par le gouvernement de droite pour 2004 apparaît en contradiction avec les exigences de développement.
Plusieurs pistes existent pourtant pour assurer des financements à la hauteur des besoins :
un partenariat innovant entre le pôle public et le secteur public financier permettant aux collectivités territoriales de financer à bas taux le développement des réseaux ;
la généralisation du versement transport payé par les entreprises et la révision de son assiette de façon à favoriser l’emploi ;
la contribution des grandes surfaces commerciales et des promoteurs immobiliers ;
l’utilisation d’une partie de la TIPP pour financer les transports collectifs.
08:10 Publié dans transport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.05.2007
Soutien de Nicole BORVO, Présidente du groupe Communiste Républicain Citoyen au Sénat
Je connais Camille comme inlassable militante associative pour les droits des personnes Lgbt et je la connais aussi comme responsable du Parti communiste à Rueil, défendant tout aussi inlassablement les droits des salariés, des citoyens. C’est sans doute ce qui lui a valu un véritable acharnement de la part du député-maire Patrick Ollier.
Pour moi, c’est la candidate la plus efficace pour combattre la politique ultraréactionnaire que les amis de Monsieur Ollier ont menée pendant cinq ans et qu’ils entendent poursuivre plus encore au profit des plus riches.
Nicole Borvo
16:00 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Soutien d'un citoyen de la 7ème circonscription des Hauts de Seine
Message a l'origine sur http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=48401<...
Bonjour,
Moi je vote dans la circonscription de Camille, plutôt porté vers le vote PS je vais faire une entorse à mes convictions pour les legislatives parce que non seulement, je sais vraiment pour qui je vote pour la première fois puisque je connais Camille de par son travail (et franchement quand on connaît un peu Camille la voir se présenter à ces élections, ça fait plaisir !) mais en plus parce que son discours me touche et me paraît intéressant (et pas seulement sur les questions relatives à l’homosexualité, à la transexualité bref à la liberté de faire ce que l’on veut de soi, de son âme et de son corps !).
Voter Camille sera pour moi un vote plus que contestataire, il s’agira d’un vote idéologique et j’irai même jusqu’à dire idéal... Parce que Camille est quelqu’un de bien, qui véhicule des idées de tolérance, d’ouverture mais qui est aussi la garante d’une certaine fermeté, d’un courage face aux hommes d’états qui se croient tout permis et d’une puissance de conviction que je respecte.
Je n’aurais jaimais voté PCF mais en Juin, je voterai Camille avec force et j’espère ne pas être le seul.
Manu
14:45 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Soutien de Gilles Garnier : Président du groupe communiste du Conseil General de Seine Saint Denis
11:10 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La retraite à 60 ans : un enjeu de civilisation
Elles ont permis d’endiguer les effets négatifs de cette politique et parfois même d’imposer au gouvernement de revoir partiellement sa copie, par exemple en ce qui concerne la pension de réversion. Cependant, ces actions conduites à l’initiative des syndicats et associations de retraités n’ont pas permis de remettre en cause l’orientation de la politique du gouvernement et du MEDEF.
Ils ont d’ores et déjà d’autres mesures du même ordre en gestation concernant notamment le recul de l’âge de la retraite et la régression drastique de son montant.
La plus grande vigilance demeure donc nécessaire de même que la poursuite d’une activité tendant à la plus large mobilisation des retraités et futurs retraités.
Le Parti Communiste à constamment apporté son soutien actif à ces luttes et il entend bien continuer à le faire.
En même temps il a établi les propositions faisant l’objet de cette brochure. Elles sont de nature à permettre le débat et le rassemblement de toutes les forces attachées à la construction d’une alternative à la politique que promeut la droite actuellement au gouvernement.
la brochure " la retraite a 60 ans: un enjeu de civilisation"
08:15 Publié dans Sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un logement pour tous et partout, c’est possible avec la création d’un service public de l’habitat

Il faut construire 120 000 logements à loyer modéré par an pendant au moins 5 ans.
Les logements sont trop chers
Il faut encadrer le prix de la quittance et limiter les dépenses pour le logement (loyer, chauffage, eau, charges) à un maximum de 20% des revenus des foyers.
Des maires réactionnaires refusent les logements sociaux La construction de 20% de logements sociaux doit être obligatoire dans toutes les villes et dans toutes les constructions nouvelles de 10 logements et plus. Les maires volontairement hors-la-loi deviennent inéligibles !
Pour tous ceux qui vivent le drame du mal logement
Un plan d’urgence de réquisition des logements vacants et l’interdiction des expulsions sans relogement décent doit être mis en place immédiatement. Avec la crise du logement il faut revoir les opérations de démolition Nous voulons habiter dans des villes belles, mais il faut arrêter la destruction de logements sociaux décidée sans l’accord des locataires et qui visent à chasser les pauvres.
Le logement est un droit
Chacun doit pouvoir se retourner devant les tribunaux contre l’Etat si son droit est bafoué : c’est le droit au logement opposable.
On a tous notre mot à dire
Les associations de locataires et les usagers doivent participer au fonctionnement démocratique de ce service public de l’habitat.
L’Etat doit financer le logement et en faire une grande cause nationale
Il faut un budget de l’Etat pour le logement d’au moins 2% du PIB, un encadrement des prix des loyers, le retour à une aide à la pierre de haut niveau et une augmentation des aides à la personne. Mais il faut aussi supprimer les cadeaux fiscaux aux plus riches qui construisent et louent des logements à des loyers inaccessibles pour les demandeurs de logements !
L’argent pour financer ces mesures existe : c’est le nôtre !
Il s’agit des 115 milliards d’euros issus de nos livrets A d’épargne collectés et gérés par la Caisse des Dépôts et Consignations. La mobilisation de cet argent suffirait à la construction des logements sociaux manquants aujourd’hui. D’autres mesures coûtent aussi de l’argent, mais elles peuvent largement être financées, en plus du réinvestissement de l’Etat, par le 1% logement et par la taxation de ceux à qui bénéficie la spéculation immobilière et la hausse des loyers.
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Sarkozy / syndicats : Démagogie à l'affiche et mauvais coups en préparation
Sarkozy entame une deuxième série de rencontres avec les syndicats depuis son élection. C’est une première et le président de la République ne manque pas de répéter que c’est bien la preuve que le dialogue social sera au coeur de sa méthode. Mais pour le moment, au delà de l’effet d’image, rien ne permet d’affirmer que c’est par la négociation avec les syndicats que le gouvernement compte avancer. Tout laisse à penser exactement le contraire.
La première raison de s’inquièter, évidemment la plus importante, c’est que le programme de sarkozy tourne le dos aux attentes syndicales dans quasiment tous les domaines : ils veulent une revalorisation salariale, le programme Sarkozy la refuse et prône la libération des heures supplémentaires comme unique palliatif ; ils veulent une sécurisation de l’emploi, le programme Sarkozy préconise l’alignement par le bas des droits attachés au contrat de travail selon les recommandations du MEDEF ; ils veulent de véritables négociations et non une simple consultation, la feuille de route gouvernementale prévoit une session parlementaire estivale menée au pas de charge...
On pourrait rallonger la liste indéfiniment. Bien entendu, à écouter le discours gouvernemental, le divorce est moins addirmée que cela. En vérité, dès que la discussion rentrera dans le vif du sujet, les contradictions vont fortement resurgir. Quelle sera alors l’attitude du gouvernement ? La négociation ou la tentation du passage en force ? Quand on entend Fillon réclamer une « majorité écrasante » au Parlement, on a une petite idée de la réponse.
La seconde raison tient au rapport entretenu par le nouveau locataire de l’Elysée et son équipe gouvernementale avec le MEDEF. Sarkozy ne reçoit pas que les syndicats mais aussi Mme Parisot. Le large sourire de contentement que cette dernière affiche à chacune de leurs rencontres est éloquent. Elle compte sur lui pour appliquer le programme patronal, pas autre chose. Entre la parenté des programmes sarkozyste et patronal, et l’image de consensus que l’Elysée et le gouvernement tentent de mettre en scène avec les syndicats, il y a loin de la coupe aux lèvres. Le MEDEF acceptera-t-il d’entrer dans une négociation à laquelle il se refuse depuis tant d’années ? Evidemment non sans mobilisation sociale. L’organisation patronale compte en fait très clairement sur Sarkozy pour imposer sa propre loi aux syndicats. Dans ces conditions, le conflit d’intérêts est donc inévitable.
Enfin la troisième raison tient aux acteurs de cette affaire. Sans même parler de Sarkozy lui même, les trois hommes chargés de mettre en musique ce dialoguesocial ont des états de service plutôt chargés et inquiétants. Fillon a trahi les syndicats, il est vrai avec la complicité de l’un d’eux, dans le dossier de la réforme des retraites après leur avoir maintes fois jurés le coeur sur la main qu’il ne ferait rien sans eux et contre eux. Quant à Xavier Bertrand et JL Borloo, s’ils sont experts en effets d’annonce, la réalité de leurs engagements s’est toujours révélée bien éloignée de leurs promesses. Les syndicats ont donc tout à redouter de ce trio d’illusionnistes ;
En fait, un véritable changement d’époque s’appellerait la démocratie sociale. C’est peu de dire qu’elle ne figure pas au programme de Sarkozy. Mais s’il est une leçon que le nouveau président a bien apprise, c’est que pour enfoncer l’ennemi, il vaut mieux endosser ses habits. On n’a pas fini d’entendre Sarkozy et Fillon parler comme les premiers syndicalistes de France pour mieux parler à leur place. Le monde du travail a intérêt à reprendre la parole le plus vite possible.
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28.05.2007
Pas de souveraineté sans émancipation sociale
Par Georges Séguy, syndicaliste, résistant, président d’honneur de l’Institut CGT d’histoire sociale
l'humanité : article paru dans l'édition du 26 mai 2007.
Les conquêtes du programme national de la Résistance sont-elles dépassées ?
Demain 27 mai 2007, il y aura soixante-quatre ans, sous la présidence de Jean Moulin, les représentants des différentes organisations de la résistance intérieure réunis clandestinement créaient le Conseil national de la Résistance. Un mois plus tôt, la réunification de la CGT avait fortement impulsé l’élan unitaire de la lutte de libération nationale et contribué à rallier les derniers réticents à ce rassemblement patriotique.
La date du 27 mai 1943 ne fut pas fortuite, elle intervint 48 heures avant une rencontre à Alger où devait se rendre le général de Gaulle pour débattre avec les alliés anglo-américains des conditions dans lesquelles serait administrée la France après la Libération. Il est bien connu que Roosevelt et Churchill avaient en vue une administration sous leur autorité dont le fondé de pouvoir aurait été le général Giraud, ami de Pétain.
Pour faire échec à ce projet dégradant pour la France et faire valoir son autorité nationale, de Gaulle avait impérativement besoin de se présenter à cette négociation comme le seul authentique représentant des forces de la Résistance extérieure et intérieure ; la décision unanime des membres du CNR de le considérer comme tel ne permit pas aux alliés anglo-américains d’aller jusqu’au bout de leurs intentions. Voilà pourquoi la France ne fut pas traitée comme un pays vaincu mais comme l’une des quatre nations victorieuses de l’Allemagne nazie.
Mais là ne s’arrêtent pas les mérites historiques du CNR ; aussitôt après sa constitution, il organise le rassemblement de toutes les forces de la Résistance jusqu’alors dispersées, il unifie au sein des FFI, les FTPF, l’Armée secrète et autres formations militaires, ce qui leur donne une efficacité d’intervention reconnue et appréciée par les principaux chefs des forces alliées notamment dans la libération de Paris et d’autres régions de France après le débarquement. Le CNR a eu enfin et surtout le mérite d’avoir construit le projet de société qui conviendrait le mieux à la France au lendemain de la Libération. Cette élaboration longuement et largement débattue entre tous ses membres (*) s’est traduite dix mois plus tard, le 15 mars 1944, par la publication du Programme du Conseil national de la Résistance. Un programme riche en perspectives démocratiques et sociales telles que la création d’un système de protection garantissant un droit égal à la santé pour tous, un régime de retraite équitable et solidaire, le respect de la liberté et de l’indépendance syndicale et de nombreuses réformes économiques et sociales au travers de nationalisations extensives des services publics. Au cours du débat, le 3 novembre 1943, Charles de Gaulle a jugé utile de déclarer :
« La France est résolue à de profondes transformations, elle veut faire en sorte que demain, la souveraineté nationale puisse s’exercer entièrement sans les pressions corruptrices d’aucune coalition d’intérêt privé. »
C’est de cette union dans la lutte associant la libération nationale, la démocratie et le progrès social qu’est né au lendemain de la Libération « le modèle social français » dont plusieurs pays d’Europe se sont inspirés par la suite. Selon les porte-parole du MEDEF et de la droite durant la campagne de la présidentielle, ce modèle serait dépassé, les avancées sociales d’hier seraient aujourd’hui financièrement insupportables. L’histoire réfute ce genre d’arguties : comment, en effet, pourrait-on admettre que la France de 1945 affaiblie par de lourdes destructions, appauvrie par le pillage systématique de l’occupant, meurtrie par les quatre années noires du régime de Vichy, aurait pu réussir ces importantes avancées sociales, alors que la France de 2007 réputée l’un des pays le plus riche du monde serait dans l’incapacité financière de respecter les conquêtes sociales issues de la Résistance, telles qu’elles furent élaborées par le CNR. Que certains aménagements ou adaptations se justifient, c’est incontestable, mais pas dans le sens d’une régression sociale générale à laquelle aucun syndicaliste digne de ce nom ne saurait souscrire.
Puis-je suggérer à M. Sarkozy qu’à la suite de la lecture de la lettre de Guy - Môquet les lycéens apprennent les vérités de ce rappel de notre histoire nationale ne figurant dans aucun manuel scolaire ? Ce serait un bon moyen d’enrichir la mémoire collective de notre jeunesse et une excellente façon de célébrer le soixante-quatrième anniversaire du CNR.
(*) À noter que si les représentants
des organisations syndicales étaient
présents, ceux de la Confédération
du patronat français (le MEDEF de l’époque) ne furent pas invités à ces délibérations
pour cause de collaboration outrancière
avec l’occupant nazi.
17:10 Publié dans Devoir de Memoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Assouplissement de la carte scolaire : Le gouvernement choisit le poison plutôt que le remêde
Le Ministère de l’Education nationale a annoncé, que l’assouplissement de la carte scolaire devrait entrer en vigueur dès la prochaine rentrée, avec in fine pour objectif sa suppression.
Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy l’ont clamé en coeur pendant la campagne électoral pour l’élection présidentielle, cette proposition est aujourd’hui logiquement reprise par Xavier Darcos, nouveau Ministre de l’Education nationale du gouvernement Fillon.
Cette mesure enclenche un phénomène dangereux avec en ligne de mire, une sorte de « libre concurrence éducative », où l’on sacrifie les plus pauvres, les plus faibles, et où il faut se battre pour accéder aux écoles les mieux côtées. Le gouvernement Fillon entend ainsi proclamer purement et simplement la fin de l’école de la République.
Longtemps diabolisée, la carte scolaire n’est au fond qu’une séparation territoriale de l’affectation des enfants dans les écoles. Plutôt que de s’engager en grand dans la lutte contre les inégalités à l’école et contre les inégalités urbaines, le gouvernement condamne toute une partie de la population au « sauve qui peut ». Cette annonce est tout simplement révoltante. Au moment où il faut tout mettre en oeuvre pour faire de l’excellence pour tous à l’école, le gouvernement choisit le poison plutôt que le remède.
13:45 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Concertation sur les missions de l'hôpital : Pcf : « inscrire l'hôpital public dans une nouvelle ère de la médecine
Le Président de la République a annoncé avoir demandé à Roselyne Bachelot, Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, de « conduire une grande concertation sur les missions de l’hôpital ».
L’hôpital public, fleuron du système de soin français, est en crise. La pénurie de personnels soignants et non soignants, ainsi que la restriction des missions ont considérablement dégradé les conditions de travail. Politiques de restriction des missions et des moyens, mise en compétition des services, des hôpitaux, réduction du nombre de soignants formés sont des mesures que la droite a orchestré depuis plusieurs années, sous les gouvernements Raffarin et Villepin, dont Nicolas Sarkozy était membre.
Une grande concertation sur les missions de l’hôpital peut donc être extrêmement utile, si le gouvernement ne la transforme pas en un rideau de fumée pour mieux poursuivre l’entreprise de destruction engagée depuis plusieurs années.
Le Parti communiste français portera dans cette concertation des propositions à court et moyen terme visant à relancer l’hôpital public. Au-delà des missions de soins, de recherche et de formation, l’hôpital public doit s’inscrire dans une nouvelle ère de la médecine, au sein de laquelle, prévention et réseaux de soins sont des piliers.
C’est avec cette conception moderne, solidaire et efficace des missions de l’hôpital public que les candidats communistes sont pleinement engagés dans les élections législatives. La santé est une préoccupation majeure des français, et trop souvent, le premier sacrifice de celles et ceux qui sont en difficultés. Les députés communistes et antilibéraux élus s’engageront avec la détermination de ceux qui ont aux coeur la solidarité en matière de santé.
10:30 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Hommage à Guy Môquet : une nouvelle duperie de Sarkozy
Lors de sa cérémonie d’investiture, Nicolas Sarkozy a décidé que la lettre de Guy Môquet serait lue dans les classes à la rentrée. Mais ce que le nouveau président a oublié dans son allocution, c'est que Guy Môquet était un jeune communiste. Il résistait contre l’autoritarisme, les arrestations arbitraires, les expulsions de juifs, de tziganes, d’homosexuels, de communistes, de résistants, de syndicalistes et d’opposants. Il incarnait des valeurs : paix, fraternité, liberté pour les peuples et les individus. Nous condamnons l’utilisation démagogique qu'a faite de Guy Môquet Nicolas Sarkozy dans sa campagne. Comme ministre de l’Intérieur, il a été le champion de la traque aux enfants sans-papiers dans les écoles, de la stigmatisation des immigrés et des jeunes, champion encore de l’attaque aux libertés publiques par ses lois sécuritaires. Sarkozy n'a rien des héros de la Résistance. Il ne partage ni les idéaux, ni les valeurs des combattants de la liberté, de l'égalité, de la fraternité.
Comme Mitterand avait orchestré sa prise de fonction en se rendant au Panthéon, Nicolas Sarkozy a voulu lui aussi marquer les esprits en reprenant à son compte une page de l'Histoire. Paradoxalement, c'est lui qui envoie chercher les enfants dans les écoles. C'est lui qui dicte à la justice les peines disproportionnés à l'encontre de ceux qui manifestent contre sa politique.
Cette reconnaissance de l’action de Guy Moquet est un formidable appel à la résistance, pour la reconnaissance des droits démocratiques, des droits sociaux. En 1941 comme en 2007 : pas touche aux enfants de nos écoles.
02:10 Publié dans Devoir de Memoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Logement : les français s'endettent, les banques « épargnent »
L’endettement des français explose : sur 2006 la progression est comparable à 2005 avec 11,3% d’augmentation. Le pourcentage d’endettement par français atteint pour 2006 le niveau record de 68,4% des revenus disponibles ! Principale cause l’augmentation : des prêts contractés pour l’achat de biens immobiliers, et ses corollaires, l’augmentation des loyers et le relèvement des taux d’intérêt.
Le même jour, « UFC que choisir ? » dépose une plainte contre l’ensemble des banques françaises pour non redistribution des bénéfices liés à la contraction d’assurance sur ces même prêts immobiliers. Les banques auraient ainsi « oublié » de redistribuer 11 milliards d’euros sur 10 ans.
Les assurances liées aux crédits immobiliers sont des garanties pour les banques d’êtres remboursées en cas de décès du contractant de l’ensemble des sommes avancées. Ces assurances dispose ainsi d’une manne financière qu’elle peuvent faire « travailler » dans des fonds d’investissements ou des fonds spéculatifs afin de dégager des bénéfices substantiels. Seulement le code des assurances est très clair, si des bénéfices sont dégagés par des fonds de garanties, ceux-ci doivent être redistribué au moins en partie aux assurés. Les assurances reversent donc une partie de ces bénéfices aux banques, mais les banques ne les reversent pas aux personnes ayant contracté un prêt et l’assurance qui va avec. Ainsi l’association de consommateurs estime que c’est 11 milliards d’euros qui auraient du être reversés en dix ans !
En dehors du non respect des banques du cadre légal, les logiques financières continuent à primer sur le droit de chaque homme à pouvoir se loger dignement. Ces informations sont choquantes pour un pays qui se veut développé, sans compter que le nombre de mal logés reste une insulte au vue des richesses dégagées par la spéculation immobilière. Après « le droit opposable au logement », sans aucun effet concret, nous devrons regarder au plus près l’action du gouvernement et de son ministre de la rupture, Christine Boutin.
Car les précaires ne sont pas les seuls aujourd’hui à rencontrer des difficultés dans l’exercice du « droit à se loger ».

01:20 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.05.2007
Ollier-Vanneste: Meme Combat
Camille Barré et Rodophe Balensi seront opposés principalement a Patrick Ollier, Député-Maire de Rueil-Malmaison et président de l'Assemblée Nationale.
Nous vous faisons part de sa lettre de soutien à Christian Vanneste, Député Candidat sur la 10ème Circonscription du Nord (59) qui fut à l'origine de " L'entente Parlementaire pour le Droit a la Famille et contre le Mariage homosexuel et l'adoption" et fût condamné par le tribunal de Douai pour propos homophobe.
Par ailleurs, Camille Barré et Rodolphe Balensi, donne tout leur soutien à Alain Lambré et sa suppléante Dominique Declercq-Davel, présentés par les collectifs Antilibéraux contre Christian Vanneste
Voici la lettre de Soutien de Mr Ollier à Mr Vanneste
"Cher Christian,
A une large majorité, les Français viennent de choisir un nouveau Président de la République. En lui accordant leur confiance, nos concitoyens ont témoigné de leur adhésion aux valeurs portées par notre candidat et aux engagements qu'il a pris devant eux.
Ces engagements, qui constituent un vrai projet de société, ne pourront être tenus que si, dans quelques semaines, une forte majorité présidentielle est élue à l'Assemblée nationale. Sans elle, rien, je dis bien rien, ne sera possible.
C'est dire l'importance décisive de la nouvelle étape que nous devons franchir tous ensemble pour donner à la victoire du 6 mai tout son sens à l'Assemblée nationale.
Cette nouvelle majorité devra faire preuve d'autant d'audace que d'imagination et de détermination. Je sais les difficultés qui existent pour mener ton combat dans ta circonscription.
Connaissant tes qualités et t'ayant vu travailler tout au long de cette législature, je peux témoigner de ton dynamisme et de ton efficacité. C'est pourquoi je souhaite personnellement t'apporter mon entier et plus amical soutien.
Nous aurons besoin de toi pour concértiser, à l'Assemblée nationale, le fantastique espoir né dans notre pays.
Bien amicalement à toi
Patrick OLLIER
Président de l'Assemblée nationale"
Faisons resistance pour construire une autre société sociale et d'emancipation Humaine
22:10 Publié dans Discriminations | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Le Parti communiste présente une candidate transsexuelle à la députation
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Camille Barré, transsexuelle, sera candidate aux élections législatives pour le Parti communiste (PCF) dans la septième circonscription des Hauts-de-Seine. Cette activiste, qui milite depuis longtemps au sein d'associations luttant contre les discriminations avec une énergie inépuisable, anime le collectif LGBT du PCF depuis trois ans. Elle rappelle que «l'élection de Nicolas Sarkozy et sa vision politique ultra libérale pour la France doivent nous conduire à poursuivre sans relâche notre combat pour une société plus juste, plus solidaire, qui n'oublie personne sur le bord de la route». Pour contrer cette politique qui visera le «démantèlement systématique des acquis sociaux», la candidate veut porter «un projet progressiste qui seul peut garantir à long terme le vivre ensemble: le droit à un logement décent, le juste partage des richesses, le respect des différences, l'égalité de toutes et de tous face à l'État et l'augmentation de l'offre de services publics». Camille Barré, devenue femme après une opération et un changement d'état civil en 1999, avait souhaité se marier avec sa compagne argentine Monica. Mais le procureur de la République de Nanterre avait rejeté la publication de leurs bans (lire Quotidien du 27 mai 2005), décision confirmée par la cour d'appel de Versailles (lire Quotidien du 8 juillet 2005). Copyright tetu.com
par Ursula Del Aguila
19:25 Publié dans Actu Camille Barré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une candidate transgenre part à l'attaque de Rueil-Malmaison
REVOILÀ Camille Barré sur le devant de la scène. Cette fois, il ne s'agit plus de mariage mais de politique. Camille Barré, 48 ans, employée à la mairie de Rueil, se lance à l'assaut de la septième circonscription des Hauts-de-Seine (Rueil, Garches, Saint-Cloud) sous l'étiquette PCF, contre le député-maire qui avait refusé de célébrer son mariage. Petite piqûre de rappel : homme devenu femme, Camille avait souhaité épouser Monica (en fait Benito, sur l'état civil) à Rueil, en avril 2005. Mais le député-maire Patrick Ollier, puis le procureur de la République de Nanterre, avaient finalement empêché cette union, jugée « militante ». Ce revers vient à bout du couple Camille-Monica, alimente la révolte de Camille contre une certaine France « rétrograde », et la pousse à prendre sa carte au PCF.
« Je ne suis pas là pour faire un coup » Aujourd'hui, la candidate d'une « France qui sait vivre avec ses différences » embrasse manifestement sa mission de militante avec bonheur : « J'adore coller des affiches. J'ai l'impression d'être en résistance... c'est quelque chose de très émouvant », sourit-elle. Camille Barré a pu animer, pendant la campagne présidentielle, un débat sur le respect des orientations sexuelles à l'initiative de Marie-George Buffet, « seule candidate à s'intéresser au sujet ». « Le parti communiste est un parti courageux, qui fait des propositions audacieuses, estime la militante. Je porte les problèmes LGBT (lesbien, gay, bi et trans, NDLR). Une situation comme la mienne n'est pas courante... » Mais cette candidature aux législatives n'a rien d'une provocation, prévient-elle : « Je ne suis pas là pour faire un coup. Je veux faire de la politique au niveau national, et porter un certain nombre de projets et de lois, parce qu'il y a trop d'injustices en matière de discrimination ». Entre autres revendications, Camille Barré souhaite des lois qui puissent accorder aux individus « le mariage et l'adoption sans distinction de sexe ou de genre ». Ou encore « que les femmes, qui se retrouvent en situation d'infériorité dans ce pays, puissent accéder à un vrai statut ». Ou enfin que l'on « reconsidère les genres » : « Les gens doivent pouvoir décider de ce qu'ils veulent être, précise Camille Barré. Je défends une liberté individuelle absolue ». Son discours sera-t-il entendu à Rueil ? « Ce n'est pas parce qu'on est bourgeois qu'on est systématiquement à droite, sourit l'intéressée. J'en connais qui entendent très bien ce que je dis. »
Gaëtane Bossaert
18:45 Publié dans Actu Camille Barré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une transsexuelle candidate aux législatives, présentée par le parti communiste
Communiqué de Presse
L’élection de Nicolas Sarkozy et sa vision politique ultra libérale pour la France doivent nous conduire à poursuivre sans relâche notre combat pour une société plus juste, plus solidaire, qui n’oublie personne sur le bord de la route.
Je n’accepte pas que notre pays soit livré par quelques uns à un démantèlement systématique des acquis sociaux, à une remise en cause de notre histoire récente riche de progrès et d’imagination.
Je refuse que nos libertés individuelles soient en danger sous couvert d’un discours sécuritaire, alors que les vraies solutions sont ailleurs.
Par ma candidature à la députation, présentée par le parti communiste, dans la 7ème circonscription des Hauts de seine (Rueil, Garches,St Cloud), je tiens à porter la contradiction à une droite hégémonique et sans partage. Je mets mes convictions de gauche au service du rassemblement face à un système cynique et rétrograde qui ne respecte même pas la dignité humaine.
Les idées que je porte sont à la base d’un projet progressiste qui seul peut garantir à long terme le vivre ensemble : le droit à un logement décent, le juste partage des richesses, le respect des différences, l’égalité de toutes et de tous face à l’Etat et l’augmentation de l’offre de services publics.
Depuis 1995 je me suis fortement engagée au sein d’associations de lutte contre les discriminations et plus particulièrement depuis trois ans au parti communiste comme co-animatrice du collectif LGBT.
Il m’a donc semblé tout naturellement de m’inscrire dans un cadre politique plus général et de démontrer, par mon expérience et ma visibilité, l’originalité et l’utilité de ma candidature.
Rodolphe Balensi employé d’une grande chaîne de distribution et syndicaliste sera à mes cotés pour porter nos propositions politiques de progrès.
Camille Barré
Rodolphe Balensi
18:40 Publié dans Actu Camille Barré | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Mais qui est Camille ?

Camille Barré (née Gilles Barré en 1959) est une militante transsexuelle.
Opérée en 1998 pour changement de sexe, elle est depuis plusieurs années la figure de proue de la cause transexuelle en France. La problématique identitaire, la visibilité et l'acceptation des transexuels et personnes transgenres au sein de la société sont autant de thèmes défendus par Camille, notamment dans le cadre de l'Inter-LGBT, association lesbienne, gay bi et trans dont elle fait partie.
Tentative de mariage avec Monica
Sa popularité s'est décuplée courant 2005 avec la véritable tempête médiatique liée à sa demande en mariage avec Monica León (née Benito Martin León), personne transgenre non opérée originaire d'Argentine (donc toujours homme aux yeux de l'état civil). Camille a été invitée sur plusieurs plateaux de télévision nationaux. La demande a cependant été rejetée par la justice francaise (le procureur Pages notamment), refusant à Camille et Monica le droit d'union pourtant octroyé à tout couple hétérosexuel et niant par là-même son statut de femme
Un engagement en politique
Engagée aujourd'hui en politique, Camille ne baisse pas les bras et continue son combat aux cotés de Marie-George Buffet, pour une "société plus open", une "justice équitable pour tous et pour toutes", et une meilleure information des gens sur "toutes les différences".
Elle est aujourd'hui, co animatrice du colectif "Fier-e et Revolutionnaire" du PCF qui se charge des questions LGBT " Elle a permis aux communistes français d'évoluer sur la question de la transsexualité et le genre. Elle a portée lors du 33ème congrès l'amendement sur " le droit au mariage et à l'adoption pour tout les couples sans distinction de sexe et genre ou d'orientation sexuelle" qui fut voté a l'unanimité par les congressistes.
Camille Barré est candidate aux élections législatives sur la 7ème circonscription des Haut de Seine ( Rueil-Malmaison, Garche, Saint-Cloud) présenté par le PCF et les collectifs antilibéraux. Elle sera opposée principalement à l'actuel Président de l'Assemblée Nationale et Député-Maire de Rueil-Malmaison, Patrick Ollier. Celui là même, qui s'est opposé au Mariage de Camille et Monica.
Historiquement, elle est la première candidate transsexuelle à se présenter à une élection nationale en France. Elle est soutenue par Vladimir Luxuria, deputée communiste transgenre de Rome en Italie et le groupe musique-pop TOUCHANCE (dont elle fait partie en tant que membre honoraire)
18:20 Publié dans Actu Camille Barré | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



